Même la maison transpire ! Comment fonctionne réellement l'humidité dans les murs ?

  • 5 août 2026
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Même la maison transpire ! Comment fonctionne réellement l'humidité dans les murs ?
Actualités de l'entreprise

Lorsque nous voyons un mur « transpirer », nous avons tendance à attribuer ce phénomène à l'humidité de l'air. En réalité, dans la plupart des cas, ce phénomène trouve son origine bien plus bas, dans le sol sur lequel repose le bâtiment. C'est là que commence un lent processus physique, appelé remontée capillaire, qui peut, à la longue, endommager la maçonnerie et les enduits. 

Ce phénomène, extrêmement répandu, obéit au même principe physique qui permet à une éponge d'absorber l'eau ou à la sève de remonter le long du tronc d'une plante. Il se manifeste lorsque l'eau présente dans le sol remonte le long des matériaux de construction en s'infiltrant par les minuscules pores des briques, des pierres et du mortier, emportant avec elle des sels minéraux qui, en s'évaporant à la surface du mur, provoquent des efflorescences, des décollements du crépi et une dégradation progressive de la maçonnerie.

Le type de sol sur lequel un bâtiment est construit a une influence considérable sur ce problème. Les sols argileux, caractérisés par de très petits pores et une plus grande capacité de rétention d'eau, favorisent davantage la remontée capillaire. À l'inverse, les sols sableux, grâce à leur plus grande perméabilité, permettent un drainage plus rapide de l'eau, réduisant ainsi le risque de stagnation au contact des fondations. C'est pourquoi la conception d'un bâtiment ne peut faire l'impasse sur une gestion adéquate de l'eau dans le sous-sol et sur des systèmes de drainage adaptés aux caractéristiques du sol. L'humidité ascendante n'est en effet pas un simple problème esthétique : une tache, une peinture qui s'écaille, une odeur d'humidité dans la cave peuvent, avec le temps, réduire la durabilité des enduits, diminuer les performances des matériaux isolants et créer des conditions propices à la formation de moisissures.

Intervenir lorsque le problème est déjà manifeste implique souvent de devoir réaliser des travaux plus complexes et plus coûteux. C’est pourquoi, dans les nouvelles constructions et les travaux de rénovation, il est essentiel de limiter la stagnation de l’eau au contact des structures enterrées et de réduire la pression hydrostatique. Pour ce faire, Tenax a développé le DP1, un composite drainant composé d’une membrane en polyéthylène haute densité (PEHD) associée à un géotextile filtrant en polypropylène qui empêche les particules fines du sol d’obstruer le système de drainage, garantissant ainsi son efficacité constante dans le temps. Installé pour protéger les fondations et les murs en talus, le DP1 crée une couche drainante qui recueille et achemine l’eau présente dans le sol vers les systèmes d’évacuation tout en protégeant la membrane d’étanchéité contre les contraintes mécaniques générées par le sol lors du remblayage et pendant toute la durée de vie de l’ouvrage. 

Par rapport aux systèmes de drainage traditionnels réalisés avec du sable et du gravier, ce système offre plusieurs avantages : il nécessite moins de volumes d'excavation, réduit le transport de matériaux d'extraction et conserve sa capacité de drainage dans le temps grâce à la présence du géotextile qui limite le risque d'engorgement. De plus, lorsqu’il est utilisé contre les murs de fondation, le DP1 contribue à réduire la pression hydrostatique exercée par l’eau sur le revêtement étanche. Cela permet de diminuer le risque d’infiltrations et de préserver durablement la fonctionnalité des caves, garages et autres locaux enterrés.